Guide des démarches en ligne
Fichier des auteurs d'infractions terroristes (Fijait)
Qu’est-ce que le Fijait ? Il s’agit d’un fichier de police judiciaire qui centralise des informations sur des personnes mises en cause ou condamnées pour des infractions liées au terrorisme. Le Fijait peut être consulté par plusieurs autorités judiciaires et administratives. Par ailleurs, les personnes qui y sont inscrites peuvent demander la communication des données qui les concernent, leur rectification et leur effacement. Voici les informations à connaître.
À savoir
Les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent pas être inscrits au Fijait. Pour les autres personnes, les règles diffèrent en fonction de leur âge.
Majeur
Le Fijait sert principalement à empêcher le renouvellement d’infractions liées au terrorisme (actes de terrorisme, apologie du terrorisme, etc.) et à faciliter l’identification de leurs auteurs. Dans le cadre de recrutements professionnels, il permet aussi aux administrations d’avoir connaissance des décisions de justice en lien avec des activités terroristes.
Pour que ces objectifs soient remplis, le Fijait peut être consulté par les autorités suivantes :
Autorités judiciaires (par exemple, les juges)
Officiers de police judiciaire (OPJ)
Préfets et agents habilités de certaines administrations en matière de recrutement à certains emplois (par exemple, les emplois auprès de mineurs)
Agents des greffes pénitentiaires habilités par le chef de l’établissement pénitentiaire
Agents désignés et habilités de services de renseignement en matière de prévention du terrorisme
Agents habilités du ministère des affaires étrangères pour le suivi des obligations d'une personne fichée.
À noter
Il peut également être communiqué aux maires, par le biais des préfets de département.
Toutes ces autorités peuvent consulter le Fijait pendant la durée des obligations de la personne fichée (10 ans pour les majeurs, 5 ans pour les mineurs).
Toutefois, le service gestionnaire du Fijait, les autorités judiciaires, les OPJ et agents habilités de services de renseignement peuvent consulter le Fijait durant toute la durée de conservation des données.
Les personnes mises en examen ou condamnées (même de manière non encore définitive) peuvent être inscrites au Fijait, pour les faits suivants :
Acte de terrorisme
Non-respect d'une interdiction de sortie de territoire (IST) ordonnée en raison de déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes
Non restitution du passeport et de la carte d'identité après notification d'une IST
Non-respect des règles du contrôle administratif mis en place au retour en France après un déplacement à l'étranger pouvant être lié à des opérations de groupements terroristes.
L’inscription est automatique sauf décision contraire et motivée d’un juge (exemple : juge d’instruction).
À savoir
Les personnes condamnées par une juridiction étrangère et celles qui ont été déclarées irresponsables pénalement sont également inscrites au Fijait.
L’inscription est automatique sauf décision contraire et motivée du procureur de la République.
En cas d’inscription au Fijait, la personne concernée (ou son représentant légal s’il s’agit d’un majeur protégé) en est informée. On lui indique également les obligations qu’elle doit respecter.
La notification peut avoir lieu à l’oral ou par courrier postal. Ce courrier est envoyé à la dernière adresse déclarée.
Les informations suivantes sont enregistrées au Fijait :
Renseignements concernant l’identité de la personne (nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, filiation, adresses successives, etc.)
Renseignements sur la décision de justice ayant entraîné une inscription au Fijait (juridiction ayant prononcé la décision, type d’infraction liée au terrorisme, peines ou mesures prononcées, etc.)
Autres informations (notamment date et motif de l’inscription au fichier, demande de rectification des données figurant au fichier).
Seules les personnes inscrites au Fijait en raison d’une mise en examen ou d’une condamnation liée à un acte de terrorisme doivent respecter des obligations.
Ces obligations sont valables pendant une certaine durée.
Les obligations à respecter dépendent du lieu de résidence de la personne inscrite au Fijait :
Résidence en France
Résidence en France
Une personne résidant en France doit respecter les obligations suivantes :
Pour accomplir ces obligations, la personne doit se présenter personnellement à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de police de son domicile.
Résidence à l’étranger
Résidence à l’étranger
Personne de nationalité française
Personne de nationalité française
La personne inscrite au Fijait doit se présenter consulat de France ou à la section consulaire de l'ambassade de France le plus proche de son domicile.
Personne de nationalité étrangère
Personne de nationalité étrangère
La personne de nationalité étrangère doit remplir ses obligations de déclaration de domicile et de déplacement à l'étranger auprès du service gestionnaire du Fijait.
Cette déclaration doit être faite par courrier. Elle doit être accompagnée d’un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois.
Les obligations liées à une inscription au Fijait doivent être respectées pendant 10 ans à compter de :
La notification de la décision d’inscription au fichier, si la personne concernée est libre
La sortie de prison, si la personne concernée est détenue.
À savoir
Pendant toute la durée de ses obligations, la personne inscrite au Fijait est également recensée dans le fichier des personnes recherchées (FPR).
La durée de conservation des données enregistrées au Fijait dépend de l’infraction commise :
Actes de terrorisme : 20 ans à compter de la notification de la décision d'inscription au Fijait
Provocation ou apologie d’actes terroristes : 5 ans à compter de la notification de la décision d'inscription au Fijait
Violation d’une interdiction de sortie de territoire (IST) : 5 ans à compter de la notification de la décision d'inscription au Fijait.
À savoir
Si la personne est en prison, ces délais courent à compter de sa libération.
Dans les cas suivants, les données sont automatiquement retirées du Fijait avant la fin du délai initialement prévu :
Décès de la personne inscrite au Fijait
Décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement en faveur de la personne inscrite au Fijait.
Toute personne inscrite au Fijait (qu’elle soit majeure ou mineure) peut demander la rectification ou l’effacement des informations qui la concernent.
La manière de solliciter une rectification ou un effacement dépend de la situation pénale de la personne pour laquelle la demande est faite :
Personne mise en examen
Personne mise en examen
À qui adresser la demande ?
La demande de rectification ou d’effacement des données enregistrées au Fijait peut être adressée à 2 autorités judiciaires :
Comment faire la demande ?
La demande se fait par lettre RAR ou par déclaration au greffe.
Comment la demande est-elle traitée ?
Le magistrat compétent peut accepter la demande ou la rejeter.
Quoi qu’il en soit, il a 3 mois à compter de la réception de la demande pour y répondre.
Sa décision est notifiée à la personne concernée par courrier RAR.
Elle peut faire l’objet d’un recours.
Savoir comment faire un recours en cas de refus ou d’absence de réponse à une demande de rectification ou d’effacement
En l'absence de réponse dans le délai de 3 mois ou en cas de refus de la demande, il est possible de faire un recours auprès du président de la chambre de l'instruction.
Le recours se fait par lettre ou par déclaration au greffe, dans un délai de 10 jours suivant la notification du refus ou la fin du délai de 3 mois.
Le recours doit être argumenté : la personne doit expliquer les raisons pour lesquelles elle fait un recours.
Le président de la chambre de l'instruction accepte ou refuse la demande dans un délai de 3 mois à partir de la date de réception de la demande.
Le président de la chambre de l'instruction a 3 mois pour rendre sa décision. Il peut accepter ou rejeter la demande.
La décision est notifiée à la personne concernée par lettre RAR.
Personne condamnée
Personne condamnée
À qui adresser la demande ?
Les demandes de rectification et d’effacement doivent être adressées au procureur de la République de la dernière juridiction qui a prononcé une condamnation ayant entraîné une inscription au Fijait.
Si la dernière juridiction est une cour d'appel, ces demandes doivent être transmises au procureur de la République du siège de la cour d'appel.
Comment faire la demande ?
La demande se fait par lettreRAR ou par déclaration au greffe.
Comment la demande est-elle traitée ?
Le magistrat compétent peut accepter la demande ou la rejeter.
Quoi qu’il en soit, il a 3 mois à compter de la réception de la demande pour y répondre.
Sa décision est notifiée à la personne concernée par courrier RAR.
Elle peut faire l’objet d’un recours.
Savoir comment faire un recours en cas de refus ou d’absence de réponse à une demande de rectification ou d’effacement
En l'absence de réponse dans le délai de 3 mois ou en cas de refus de la demande, il est possible de faire un recours auprès du président de la chambre de l'instruction.
Le recours se fait par lettre ou par déclaration au greffe, dans un délai de 10 jours suivant la notification du refus ou la fin du délai de 3 mois.
Le recours doit être argumenté : la personne doit expliquer les raisons pour lesquelles elle fait un recours.
Le président de la chambre de l'instruction accepte ou refuse la demande dans un délai de 3 mois à partir de la date de réception de la demande.
Le président de la chambre de l'instruction a 3 mois pour rendre sa décision. Il peut accepter ou rejeter la demande.
La décision est notifiée à la personne concernée par lettre RAR.
De 13 ans à 18 ans
Le Fijait sert principalement à empêcher le renouvellement d’infractions liées au terrorisme (actes de terrorisme, apologie du terrorisme, etc.) et à faciliter l’identification de leurs auteurs. Dans le cadre de recrutements professionnels, il permet aussi aux administrations d’avoir connaissance des décisions de justice en lien avec des activités terroristes.
Pour que ces objectifs soient remplis, le Fijait peut être consulté par les autorités suivantes :
Autorités judiciaires (par exemple, les juges)
Officiers de police judiciaire (OPJ)
Préfets et agents habilités de certaines administrations en matière de recrutement à certains emplois (par exemple, les emplois auprès de mineurs)
Agents des greffes pénitentiaires habilités par le chef de l’établissement pénitentiaire
Agents désignés et habilités de services de renseignement en matière de prévention du terrorisme
Agents habilités du ministère des affaires étrangères pour le suivi des obligations d'une personne fichée.
À noter
Il peut également être communiqué aux maires, par le biais des préfets de département.
Toutes ces autorités peuvent consulter le Fijait pendant la durée des obligations de la personne fichée (10 ans pour les majeurs, 5 ans pour les mineurs).
Toutefois, le service gestionnaire du Fijait, les autorités judiciaires, les OPJ et agents habilités de services de renseignement peuvent consulter le Fijait durant toute la durée de conservation des données.
Trois conditions doivent être réunies pour que l’inscription d’un mineur au Fijait soit envisagée.
En cas d’inscription au Fijait, le mineur concerné et ses représentants légaux en sont informés. On leur indique également les obligations à respecter.
Tout d’abord, un mineur peut être inscrit au Fijait s’il a atteint l’âge de 13 ans.
Par ailleurs, il doit être mis en cause ou avoir été condamné pour l’une des infractions suivantes :
Acte de terrorisme
Non-respect d'une interdiction de sortie de territoire (IST) ordonnée en raison de déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroriste
Non restitution du passeport et de la carte d'identité après notification d'une IST
Non-respect des règles du contrôle administratif mis en place au retour en France après un déplacement à l'étranger pouvant être lié à des opérations de groupements terroristes.
Enfin, l’une des décisions suivantes doit avoir été rendue contre lui :
Condamnation, même de manière non définitive, y compris en cas de dispense de peine ou d'ajournement de la peine
Mesure ou sanction éducative prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfants ou la cour d'assises pour enfant
Décision d'irresponsabilité pénale en raison d'un trouble mental
Même si toutes ces conditions sont réunies, l’inscription au Fijait n’est pas automatique.
Elle doit être ordonnée par la juridiction compétente (juge des enfants, tribunal pour enfants, etc.). Si le mineur a été condamné par une juridiction étrangère ou qu’il a été déclaré irresponsable pénalement, c’est le procureur de la République qui décide de l’inscription au fichier.
La notification peut avoir lieu à l’oral ou par courrier postal, envoyé à la dernière adresse déclarée.
Les informations suivantes sont enregistrées au Fijait :
Renseignements concernant l’identité de la personne (nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, filiation, adresses successives, etc.)
Renseignements sur la décision de justice ayant entraîné une inscription au Fijait (juridiction ayant prononcé la décision, type d’infraction liée au terrorisme, peines ou mesures prononcées, etc.)
Autres informations (notamment date et motif de l’inscription au fichier, demande de rectification des données figurant au fichier).
Pour obtenir la communication des données enregistrées au Fijait, la personne concernée doit adresser une demande au procureur de la République du tribunal judiciaire de son domicile.
Sa demande doit être accompagnée d’un justificatif d’identité (carte nationale d’identité, passeport, etc.).
Les informations lui sont communiquées oralement. Aucun document écrit ne lui est remis.
Où s'informer ?
Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité
Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité (Site internet)À savoir
Si la personne est de nationalité étrangère, les informations demandées lui sont communiquées par le biais de l’agent diplomatique ou du consul du pays dans lequel elle réside.
Les obligations à respecter ne sont pas applicables pour toutes les infractions. Seuls les mineurs mis en cause ou condamnés pour un acte de terrorisme doivent respecter des obligations.
Ces obligations doivent être accomplies pendant une certaine durée.
Les obligations à respecter dépendent du lieu de résidence du mineur inscrit au Fijait :
Résidence en France
Résidence en France
Les représentants légaux du mineur (ou la personne chez laquelle il vit) doivent respecter les obligations suivantes :
Pour accomplir ces obligations, les représentants légaux du mineur doivent se présenter personnellement à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de police de son domicile.
Lorsqu’ils se présentent au commissariat ou à la gendarmerie, les représentants légaux du mineur doivent être munis d’un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois (quittance de loyer, facture d’électricité, etc.).
Résidence à l’étranger
Résidence à l’étranger
Mineur de nationalité française
Mineur de nationalité française
Les représentants légaux du mineur doivent se présenter au consulat de France ou de la section consulaire de l'ambassade de France le plus proche de leur domicile.
Pour accomplir ces obligations, les représentants légaux du mineur doivent avoir un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois (par exemple, copie d’une facture de téléphone ou d’internet).
Mineur de nationalité étrangère
Mineur de nationalité étrangère
Les représentant légaux du mineur doivent déclarer leur adresse (et leur changement d’adresse) au service gestionnaire du Fijait.
Cette déclaration écrite doit être accompagnée de la copie d’un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois (exemple : facture internet).
À noter
Si ces obligations ne sont pas respectées, le mineur encourt une peine de 2 ans de prison et de 30 000 € d'amende.
Les obligations liées à une inscription au Fijait doivent être respectées pendant 5 ans à compter de :
La notification de la décision d’inscription au fichier, si la personne concernée est libre
La sortie de prison, si le mineur est incarcéré.
À savoir
Pendant toute la durée de ses obligations, la personne inscrite au Fijait est également recensée dans le fichier des personnes recherchées (FPR).
La durée de conservation des données enregistrées au Fijait dépend de l’infraction commise :
Actes de terrorisme : 10 ans à compter de la notification de la décision d'inscription au Fijait
Provocation ou apologie d’actes terroristes : 3 ans à compter de la notification de la décision d'inscription au Fijait
Violation d’une interdiction de sortie de territoire (IST) : 3 ans à compter de la notification de la décision d'inscription au Fijait.
Attention
Si le mineur est en prison, ces délais courent à compter de sa libération.
Dans les cas suivants, les données sont automatiquement retirées du Fijait avant la fin du délai initialement prévu :
Décès de la personne inscrite au Fijait
Décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement en faveur de la personne inscrite au Fijait.
Toute personne inscrite au Fijait (qu’elle soit majeure ou mineure) peut demander la rectification ou l’effacement des informations qui la concernent.
La manière de solliciter une rectification ou un effacement dépend de la situation pénale de la personne pour laquelle la demande est faite :
Personne mise en examen
Personne mise en examen
À qui adresser la demande ?
La demande de rectification ou d’effacement des données enregistrées au Fijait peut être adressée à 2 autorités judiciaires :
Comment faire la demande ?
La demande se fait par lettre RAR ou par déclaration au greffe.
Comment la demande est-elle traitée ?
Le magistrat compétent peut accepter la demande ou la rejeter.
Quoi qu’il en soit, il a 3 mois à compter de la réception de la demande pour y répondre.
Sa décision est notifiée à la personne concernée par courrier RAR.
Elle peut faire l’objet d’un recours.
Savoir comment faire un recours en cas de refus ou d’absence de réponse à une demande de rectification ou d’effacement
En l'absence de réponse dans le délai de 3 mois ou en cas de refus de la demande, il est possible de faire un recours auprès du président de la chambre de l'instruction.
Le recours se fait par lettre ou par déclaration au greffe, dans un délai de 10 jours suivant la notification du refus ou la fin du délai de 3 mois.
Le recours doit être argumenté : la personne doit expliquer les raisons pour lesquelles elle fait un recours.
Le président de la chambre de l'instruction accepte ou refuse la demande dans un délai de 3 mois à partir de la date de réception de la demande.
Le président de la chambre de l'instruction a 3 mois pour rendre sa décision. Il peut accepter ou rejeter la demande.
La décision est notifiée à la personne concernée par lettre RAR.
Personne condamnée
Personne condamnée
À qui adresser la demande ?
Les demandes de rectification et d’effacement doivent être adressées au procureur de la République de la dernière juridiction qui a prononcé une condamnation ayant entraîné une inscription au Fijait.
Si la dernière juridiction est une cour d'appel, ces demandes doivent être transmises au procureur de la République du siège de la cour d'appel.
Comment faire la demande ?
La demande se fait par lettreRAR ou par déclaration au greffe.
Comment la demande est-elle traitée ?
Le magistrat compétent peut accepter la demande ou la rejeter.
Quoi qu’il en soit, il a 3 mois à compter de la réception de la demande pour y répondre.
Sa décision est notifiée à la personne concernée par courrier RAR.
Elle peut faire l’objet d’un recours.
Savoir comment faire un recours en cas de refus ou d’absence de réponse à une demande de rectification ou d’effacement
En l'absence de réponse dans le délai de 3 mois ou en cas de refus de la demande, il est possible de faire un recours auprès du président de la chambre de l'instruction.
Le recours se fait par lettre ou par déclaration au greffe, dans un délai de 10 jours suivant la notification du refus ou la fin du délai de 3 mois.
Le recours doit être argumenté : la personne doit expliquer les raisons pour lesquelles elle fait un recours.
Le président de la chambre de l'instruction accepte ou refuse la demande dans un délai de 3 mois à partir de la date de réception de la demande.
Le président de la chambre de l'instruction a 3 mois pour rendre sa décision. Il peut accepter ou rejeter la demande.
La décision est notifiée à la personne concernée par lettre RAR.
Où s'informer ?
Maison de justice et du droit
Maison de justice et du droit (Site internet)Textes de référence
Directive (UE) 2016/680 "Police-Justice" : traitement des données personnelles en matière d'infractions pénalesTraitement des données personnelles à des fins de prévention et de détection des infractions pénales
Code de procédure pénale : articles 706-25-3 à 706-25-14Dispositif du Fijait
Code de procédure pénale : articles R50-30 à R50-68Procédure applicable au Fijait
Code de justice pénale des mineurs : articles L633-1 à L633-4Règles sur le Fijait applicables aux mineurs
Code pénal : articles 421-1 à 421-8Actes de terrorisme
Circulaire du 30 juin 2016 relative au fonctionnement du FijaitCirculaire du 30 juin 2016 relative au fonctionnement du Fijait
Questions - Réponses
Qu'est-ce qu'une interdiction de sortie du territoire français pour terrorisme ?
Pour obtenir la communication des données enregistrées au Fijait, la personne concernée doit adresser une demande au procureur de la République du tribunal judiciaire de son domicile.
Sa demande doit être accompagnée d’un justificatif d’identité (carte nationale d’identité, passeport, etc.).
Les informations lui sont communiquées oralement. Aucun document écrit ne lui est remis.
Où s'informer ?
Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité
Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité (Site internet)À savoir
Si la personne est de nationalité étrangère, les informations demandées lui sont communiquées par le biais de l’agent diplomatique ou du consul du pays dans lequel elle réside.